French Benevolent Society

La SFB

La « French Benevolent Society « est une association de droit australien.

La
SFB de Nouvelle-Galles du Sud a plus de cent ans. Sa création remonte à
1891 à l’initiative du Consul général de France à Sydney M. Henri-Léon
Verleye, du médecin du Consulat, Dr. Louis Laure et d’un homme
d’affaires, M. Théodore Funck à la suite du décès d’une vieille dame
française, Mme Félicité Cochard, morte de faim et de froid dans un parc
de Parramatta. Il fut décidé alors de créer une structure pouvant venir
en aide aux nombreux Français venus s’installer en Australie, et qui y
pouvaient s'y trouver en difficult
é.

Lors
des deux grandes guerres mondiales, la SFB joua un rôle très important,
elle apporta des aides substantielles aux familles des soldats partis
au front et travailla en étroite collaboration avec les Petites Sœurs
des Pauvres et la French Australian League of Help.

En 1937, elle fut enregistrée officiellement auprès du gouvernement du NSW en tant que société caritative.

Au
cours de ces nombreuses années, la SFB vécut de souscriptions et
surtout de dons. Elle reçut entre autres en legs un terrain qui lui
rapporta, lors de sa vente en 1940, la somme de 110 livres. Le
gouvernement français lui versait aussi alors une petite subvention.

Durant
les années 60 et 70, l’Australie ouvrit ses portes à l’immigration.
Près de 2.000 de Français arrivèrent chaque année, et furent confrontés
à tous les problèmes habituels : intégration difficile, apprentissage
de la langue, manque de formation, distance de la métropole. La SFB
vint au secours de ceux qui décidèrent de rester et leur apporta son
soutien, à la fois psychologique et financier, représentant en quelque
sorte un des derniers contacts et liens avec la France.

C’est
à cette époque que l’Alliance française de Sydney, sous la présidence
de M. Roger Pelletier, offrit généreusement un bureau à la SFB qui
s’installa dans ses locaux. Elle put ainsi apporter aux Français une
aide permanente sous la forme d’un service social.

Devant la diversité et l’ampleur de sa tâche, la SFB mit également
sur pied un service de volontaires auprès du Royal Alfred Hospital et
du Children Hospital afin de venir en aide aux nombreux malades
calédoniens évacués sur Sydney.

Afin
de faire face à son nouveau rôle, des crédits supplémentaires furent
nécessaires : le gouvernement français augmenta sa subvention et un
système de parrainage fut proposé. Les profits du bal du 14 juillet
organisé par M. Georges Everard jusqu’en 1984 permirent ainsi à la SFB
de se doter d’une assistante sociale qualifiée.

En
1990, suite au décès de M. Pierre Roussel, membre actif du comité, et
sur proposition de M. André Creiss, président de Pechiney, la Fondation
Pierre Roussel apporta à la SFB une pérennité financière pendant une
quinzaine d’années.

La SFB a
malheureusement enregistré depuis quelques années un déclin de l’aide
financière des donateurs individuels et des sociétés.

L’augmentation
des couts de fonctionnement due notamment à la mise aux normes
australiennes de conformité des associations caritatives, le nouveau
loyer du bureau (après plus de 15 ans d’hébergement gratuit à
l’Alliance française de Sydney), les assurances, les communications
etc.… ont contribué au cours des dernières années a rapprocher la SFB
d'une situation financière qui va rapidement devenir préoccupante pour
son avenir.

La subvention du
Gouvernement français ne couvrant que moins de 50% des dépenses et
aides aux nécessiteux, la SFB doit donc espérer trouver dans le secteur
privé, et auprès d’initiatives individuelles ou associatives le
complément financier nécessaire a sa pérennité.

Une
solution urgente doit être trouvée en 2008 pour s’assurer que la SFB,
après plus de 110 ans de soutien a la communauté française, ne soit pas
forcée de cesser ses opérations.

Languages